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Le Groupe Alliance affiche sa stratégie

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Face aux directeurs de journaux, Samir Jaieb, CEO du groupe Alliance, a parlé des projets de son groupe et affiché ses ambitions et ses convictions.

 

Acquéreur de l’hôtel Le Palace à Gammarth et du Golden Tulip El Mechtel, le CEO du groupe Alliance, a affirmé lors d’une réunion avec les directeurs de journaux tunisiens qu’il ne deviendra pas pour autant un gestionnaire d’hôtels.
L’intérêt de l’hôtellerie vient « de sa complémentarité avec l’immobilier. Nous ne nous mêlerons pas de l’exploitation des hôtels que nous acquérons, notre stratégie est de les confier à des brands internationaux », a-t-il précisé.

Ainsi, l’hôtel Le Palace, acquis pour la somme de 31 millions de dinars (hors passif), devrait probablement arborer l’enseigne Hilton, et le Golden Tulip gardera son enseigne actuelle « tout en étant scindé en deux hôtels pour un meilleur ciblage de la clientèle ».
La prochaine étape dans l’hôtellerie serait, selon le CEO du groupe Alliance, « l’acquisition d’un hôtel balnéaire » probablement à Djerba.

Depuis son arrivée en Tunisie en 2005, le groupe franco-tunisien a totalisé un investissement global de 250 millions de dinars. Il est ainsi partie prenante dans le projet Tunis Bay à Raoued, promu par la banque GFH à travers notamment un projet de Golf Résidentiel Touristique (voir vidéo).
Le chantier de ce projet incluant un golf 18 trous et 509 villas a bien démarré et « les ventes de villas ont déjà généré 87 millions de dinars », a affirmé S. Jaieb.

Photo : le CEO du groupe Alliance Samir Jaieb (à droite) avec son bras droit Haithem El Hafsi

La facilité ne m’intéresse pas

A la question de savoir s’il serait attiré par les secteurs ou les pays en difficulté, S. Jaieb n’hésite pas à affirmer ses convictions : « Tout ce qui est facile ne m’intéresse pas. Si j’étais un opportuniste, je serais allé au Maroc ». Avant de préciser : « S’il est vrai que j’évalue les risques à prendre, ma maîtrise parfaite de mon métier fait que mon seul risque est de gagner moins d’argent, et moins rapidement ».

En effet, il s’élève en faux contre le « pessimisme ambiant » dans le pays. Notamment dans le secteur de l’immobilier : « L’immobilier en Tunisie n’est pas en crise puisqu’on peut évaluer le stock d’invendu à seulement 30% dont la moitié, réalisée par des intrus au secteur, est invendable. Le stock d’invendu réel n’est ainsi que de 15% à 20%, ce qui est parfaitement gérable ».
En établissant un parallèle avec l’hôtellerie, il assène : « De même que le secteur de l’hôtellerie est en train de s’assainir des avocats et médecins devenus hôteliers, l’immobilier doit lui aussi faire sa purge pour laisser place aux professionnels ».

Un franc-parler dont Samir Jaieb promet de ne pas se défaire. A suivre.

                                                Lotfi Mansour

Les directeurs de journaux réunis le 8 avril à l’hôtel Le Palace Gammarth
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