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Tourisme local : le rôle des agences de voyages

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Alors que les hôteliers bradent leurs prix, il est à regretter que le seul geste de solidarité est venu de la part d’une agence de voyages étrangère, Expedia, qui divise sa commission par trois.

 

“Faire profiter les Tunisiens des tarifs accordés aux étrangers”, tel semble être pour de nombreux commentateurs la baguette magique pour sauver la saison. Seulement voilà, les offres qui foisonnent un peu partout montrent des prix hôteliers réduits de 50% et plus. A 50DT la demi-pension pour un 3 ou 4 étoiles, ou même à 100 DT le 4 étoiles en all inclusive, ce sont là les prix d’achat des tour-opérateurs.

S’agissant de haute saison, on peut même parler de “prix bradés” de la part d’hôteliers dont le modèle économique est « de travailler à perte pendant huit mois de l’année en comptant sur les bénéfices des mois d’été », comme le précise un dirigeant d’une chaîne espagnole. En effet, aucun touriste étranger ne bénéficiait de la demi-pension à 25 euros, comme elle est proposée aux Tunisiens.

Cependant ces offres n’ont pas beaucoup d’écho auprès du marché. Ce manque de réaction est certainement dû en partie à l’attentisme des Tunisiens qui, comme à l’accoutumée, attendront la dernière minute pour réserver. Mais il est aussi dû au marketing “faiblard” de nos agences de voyages.

Pire, alors qu’Expedia, l’une des plus grandes OTA au monde (agence de voyages en ligne) a décidé, en soutien au tourisme tunisien, de baisser la commission qu’elle ponctionnait des hôteliers de 25% environ à 10%, certaines de nos agences de voyages s’arcboutent à leurs commissions habituelles.

On nous a tellement répété que le tourisme, ce n’est pas seulement les hôtels qu’on voudrait bien voir nos agences de voyages prendre leur part des “sacrifices” et non seulement des bénéfices.