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Humeur de Berlin : de la hauteur sur un tas d’immondices

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C’est incontestable, nos ancêtres ont toujours raison. Il semble qu’ils aient, Dieu les bénisse, inventé le dicton “al aloua ala chafet khandak” rien que pour Tunisair.

Mardi 3 mars, vol TU788 Tunis-Berlin. Un vol supposé direct, mais qui fait escale à Bruxelles. Un vol sans repas pour cause de grève du catering. Il est aussi sans sucre pour les cafés, pour cause de va te faire voir ailleurs. Il est enfin sans bière, parce que c’est comme ça et pas autrement.

767 dinars, soit plus de 350 euros pour rallier Tunis à Berlin, alors que le Paris-Barcelone est affiché à 35 euros chez Transavia (“le prix d’un sac”, comme dit sa pub). Le pire, c’est d’être obligé, à la fin de ce voyage, d’écouter le commandant de bord réciter comme si de rien n’était : « Nous espérons que vous avez passé un agréable voyage avec Tunisair ». Et c’est à ce moment que j’explose en mon for intérieur : « Il fait de l’humour noir ce c… ». Un pur exemple de ce qu’est devenu Tunisair : la suffisance et l’incompétence réunis.

Un tel voyage donne envie de paraphraser Léo Ferré : « il faut que je vous dise avant que tout ne se perde, Tunisair c’est de la merde ».

Lotfi Mansour, à l’ITB Berlin