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Menaces sur le tourisme

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Les effets de la crise du coronavirus ne s’arrêteront pas à nos frontières et n’épargneront pas nos entreprises du tourisme. L’urgence est de limiter les dégâts.

Le ton vient d’être donné hier à Marrakech lors de la réunion des General Managers des clubs Marmara et Lookéa par le PDG de TUI France Hans Van de Velde : remise en cause des contrats avec les hôtels pour cas de force majeure, reports d’ouverture d’hôtels, concentration des efforts sur les hôtels dont le niveau des ventes reste acceptable…

TUI France n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer à ses partenaires les difficultés qui les attendent. Même s’il est encore tôt pour faire un bilan des dégâts du coronavirus sur le tourisme, la tendance actuelle ne laisse prévoir rien de bon.

Chez TUI France, ce sont des baisses des ventes à deux chiffres qui ont été annoncées. L’OMT, de son côté, prévoit déjà une perte des recettes touristiques mondiales de 30 à 50 milliards de dollars.

Ce qui est certain dans l’immédiat, c’est que les entreprises du tourisme vivront une grave crise de trésorerie. Une crise qui a, en France, amené le gouvernement à concéder une batterie de mesures pour soulager la trésorerie des entreprises du tourisme, dont le report et l’allègement de charges (lire l’article).

En Tunisie, on n’y coupera pas : les tour-opérateurs ne tarderont pas à annoncer l’arrêt du versement des avances early booking et autres paiements ; certains l’ont déjà fait.

L’espoir est de voir cette crise s’estomper au plus vite, et que professionnels et administration puissent prendre les mesures qui s’imposent pour ne pas compromettre la haute saison par manque de trésorerie.

LM