La Grande Traversée, circuit pédestre au Djebel Dahar

Une randonnée de 200 kilomètres dans une région fascinante pour découvrir habitations troglodytes, merveilles géologiques, huileries traditionnelles et citadelles au milieu de nulle part.

La région du Dahar, dans le Sud-Est, est une région à part. Ses paysages grandioses et arides dissimulent des curiosités innombrables, reflets d’une histoire singulière. Le meilleur moyen de les découvrir, c’est… à pied.

Le nouveau circuit pédestre “Grande Traversée du Dahar” s’étend sur 194 km en douze étapes. Il a été étudié pour explorer toutes les facettes de la région.

Au programme : séjourner dans des villages berbères en pleine montagne comme Tamezret et Toujane. Comprendre les différents types d’habitations troglodytes à Matmata, Douiret, Chenini. Goûter l’huile d’olive des pressoirs souterrains. Admirer l’ingéniosité de l’agriculture traditionnelle. Faire la différence entre Ksour de montagne et Ksour de plaine – ces greniers fortifiés, les uns construits sur des pitons rocheux inaccessibles, et les autres, de plus grandes dimensions, servant autrefois de lieu de commerce.

Lire plus sur TunisiaTourism.info : Grande randonnée dans les montagnes du Dahar




M’hamed Driss n’est plus

M’hamed Driss s’est éteint aujourd’hui à l’âge de 98 ans. Avec sa disparition, la Tunisie et le tourisme tunisien perdent un grand entrepreneur et l’un des pionniers de l’hôtellerie tunisienne. M. Driss est le fondateur de la chaîne Marhaba dont le premier maillon fut inauguré le 18 mars 1965.

Toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.




FTAV : on joue à « kahla-hamra »

C’est une particularité de la FTAV : l’arrivée d’un nouveau bureau se joue toujours à travers de vraies élections, et donc de vraies manœuvres électorales entre deux listes parfois antagonistes, et en tout cas aux couleurs significatives.

La liste représentant peu ou prou le bureau sortant se pare toujours de bleu, couleur du logo de la FTAV, et symbole, selon le bord auquel on appartient, de stabilité ou de conservatisme. D’ailleurs, on s’étonne toujours de voir le grand nombre de fédérations du tourisme à choisir ce bleu malgré son ambivalence : s’il est théoriquement symbolique de fraicheur, de pureté etc., il reste pour les Tunisiens (on parle des gens du peuple et non de ceux des conseils d’administration) une couleur honnie, et ce bien avant l’arrivée d’Ennahda (dont le logo est aussi bleu) : ne dit-on pas « une journée bleue » (nhar azrek) pour dire « une journée de m… » ?

Dans ce contexte, le choix de la couleur de la liste concurrente n’est pas anodin : aux précédentes élections, la liste concurrente s’est choisi la couleur orangée, dont la symbolique est quasiment celle du bleu (fraicheur…) tout en voulant porter une promesse de changement en douceur avec une couleur « presque rouge, mais pas tellement » ; ce qui exprimait peut-être la difficulté pour la leader de cette liste de rompre avec le bilan du bureau sortant puisqu’elle en était la secrétaire générale.

Cette fois-ci, la volonté de rupture est plus nette avec le choix d’un rouge « révolutionnaire » sur une liste plutôt portée par des jeunes, mais où les « anciens » ne sont pas absents. Un rouge qui est aussi « la couleur préférée des Tunisiens », celle qui domine dans les melyas, habits berbères des femmes, celle de la chéchia, jadis le couvre-chef de tous les hommes, et surtout celle du drapeau national.

Quand le noir s’invite à la fête…

Jusque-là tout allait bien dans les meilleures couleurs du monde, jusqu’à ce que la liste bleue se mette à jouer au bonneteau, c’est-à-dire en tunisien à « kahla-hamra » (littéralement noir et rouge ; sans rapport avec Stendhal). Le fait est qu’une des têtes de la liste Bleue, fidèle représentant depuis des décennies d’un grand groupe bien impliqué dans l’hôtellerie, est devenu ces derniers mois un agent de voyages indépendant. Il n’en fallait pas plus pour que les Rouges voient rouge et crient à la manipulation du votant de base ; surtout que ce changement de statut ne satisferait pas à l’un des critères d’éligibilité qui est d’avoir une ancienneté d’au moins trois ans à la tête d’une agence.

Le procès fait à ce respectable membre de la liste Bleue ressemble à celui fait aux candidats politiques dits indépendants de nos différentes élections, à savoir d’être un « agent d’Ennahda ». Décidément, le bleu n’inspire que méfiance.

Des amis agents de voyages me demandent ce que je pense de tout ça. En guise de réponse, je paraphrase Picasso : « Quand je doute du bleu, je mets du rouge »*.

Lotfi Mansour

* « Quand je n’ai pas de bleu, je mets du rouge », Pablo Picasso.




A l’origine du Club Med Djerba, des pêcheurs d’éponges…

Des pêcheurs d’éponges grecs installés jadis à Djerba sont à l’origine du succès touristique de l’île des Lotophages.

 

A la fin du 19e siècle, des pêcheurs grecs venaient chaque année le long des côtes d’Afrique du Nord pour y récolter des éponges.

Certains s’y sont finalement installés. L’un d’eux a fondé à Djerba une grande entreprise de pêche et d’exportation des éponges. Son petit-fils s’appelait Laris Kindynis.

Dans les années 1950, ce Laris Kindynis a rencontré Gérard Blitz, l’inventeur du Club Méditerranée, et lui a parlé de son jardin secret, une petite crique déserte où il chassait le mulet et le mérou.

Un an plus tard, le 4e village du Club Med s’implantait à cet endroit. Point de départ du succès mondial de cette île mythique qui deviendra une grande destination touristique.

Laris Kindynis, quant à lui, rejoindra le Club Med, puis participera à la création de plusieurs clubs de vacances et hôtels de luxe à travers le monde.

Auparavant, son père avait construit un petit hôtel qui existe encore, l’Hôtel du Lotos, non loin de l’église grecque-orthodoxe Saint-Nicolas près de la mer. Deux lieux qui gardent le souvenir de l’importante communauté formée jadis à Djerba par les pêcheurs d’éponges grecs…

 

Lire plus sur TunisiaTourism.info : Djerba, le Club Med et les pêcheurs d’éponges




Nizar Slimane nommé DG de l’ONTT

Nizar Slimane est nommé Directeur Général de l’ONTT. Le choix de N. Slimane est celui de l’expérience et de la polyvalence puisqu’il a occupé aussi bien le poste de Directeur Administratif et Financier, de DGA et de représentant de l’ONTT dans divers pays européens.




Le Ministre du Tourisme s’enquiert de l’avancement du TCB

Mohamed Moez Belhassine a reçu le 13 décembre Lotfi Mansour, initiateur du projet Tunisia Convention Bureau (voir notre article), en présence de Jamel Bouzid (DG de l’ONTT par intérim) et de Lotfi Mani (Directeur Central de la Promotion) afin de s’enquérir des objectifs et de l’avancement dudit projet.

Le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat a insisté, lors de cette entrevue, sur la nécessaire représentativité du TCB. Celui-ci, a-t-il souligné, « devrait faire adhérer le plus grand nombre de professionnels du secteur et notamment ceux des régions qui représentent un véritable gisement pour les incentives et les évènements ».

Photo : la rencontre du 13 décembre avec Mohamed Moez Belhassine, Ministre du Tourisme et de l’Artisanat (au centre). De gauche à droite : Lotfi Mani (Directeur Central de la Promotion), Lotfi Mansour (MCM) et Jamel Bouzid (DG de l’ONTT par intérim).

Concernant la collaboration du futur TCB avec l’Administration du Tourisme, le Ministre a accueilli favorablement l’idée d’une commission mixte TCB/ONTT comme cadre de coordination des actions à mener pour la relance du secteur MICE et de la destination sur les marchés internationaux. Il a recommandé, en outre, de coordonner au préalable avec les Ministères concernés.

Mohamed Moez Belhassine a indiqué que ce projet se devrait de tirer les leçons des précédentes expériences de regroupement, en distinguant notamment « l’activité du groupement, qui est au service de la promotion de la destination et du secteur MICE, et celle de ses membres, tout en sachant que le succès du TCB rejaillira forcement sur le développement des entreprises qui le forment ».

Lotfi Mansour a confirmé au Ministre du Tourisme la concordance de vues des membres du TCB avec cette approche. Elle sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion élargie du TCB qui se tiendra au mois de janvier prochain.




Relance du MICE : le TCB sur les rails

Réuni le 4 décembre, un groupe d’agences et hôtels MICE a conclu à la création d’un cluster sectoriel qui prendra le nom de Tunisia Convention Bureau, et dont la réalisation est confiée à un comité de pilotage (COPIL).

 

Réunis au Mövenpick Gammarth à l’initiative de MCM, une dizaine d’agences MICE et d’hôtels ont procédé à un examen de la situation des incentives et congrès en Tunisie.

Ils ont conclu à ce qui suit :

  • besoin d’une stratégie de relance du secteur MICE en Tunisie qui s’appuierait sur le savoir-faire de cadres et entreprises expérimentés du secteur ;
  • urgence de rendre plus visible l’offre MICE de la destination, de défendre la candidature de la Tunisie à l’accueil de grands congrès et événements et de se reconnecter avec les organisateurs internationaux pour leur fournir en continu une information fiable sur l’offre MICE de la Tunisie ;
  • besoin d’un « guichet unique » pour faciliter les démarches des partenaires internationaux (étude de faisabilité des événements, devis, procédures…) ;
  • besoin d’un coordinateur pour le secteur, tant vis-à-vis des intervenants publics et privés du secteur que des partenaires étrangers.

En conséquence, ils ont décidé :

  • de se regrouper en cluster sous l’appellation Tunisia Convention Bureau (TCB) afin de réaliser les objectifs ci-dessus ;
  • ce cluster est ouvert à toutes les agences et hôtels MICE ;
  • les personnes réunies le 4 décembre forment un Comité de Pilotage (COPIL) qui aura pour mission de conduire à la réalisation finale du projet, dont notamment :
    – le programme détaillé, y compris la création d’un site web tunisiaconventionbureau.com qui devrait être opérationnel en septembre 2022,
    – les modalités d’adhésion,
    – les règles de fonctionnement, les modalités de financement ainsi que la forme juridique du cluster,
    – l’identification des partenaires potentiels.

Le COPIL ainsi formé pourra s’adjoindre de nouveaux membres ayant des compétences jugées nécessaires pour le bon fonctionnement du TCB (dans l’aérien notamment). La composition définitive du COPIL sera effective après la prochaine réunion du cluster envisagée au début du mois de janvier 2022 et en présence de nouveaux opérateurs et d’éventuels partenaires.

Les participants à la réunion, de gauche à droite : Wiem Radhouane (Barclay’s Group Travel), Imed Lagha (Inventive Tunisia DMC), Jamel Bel Haj Yahia (Iris Events), Lotfi Mansour (MCM), Naceur Mrabet (Artours Events), Arslene Ltaief (Imagine Events), Zied Maghrebi (Mövenpick Sousse et Mövenpick Gammarth), Mohamed Souissi (Groupe El Mouradi), Hédi Benzarti (The Residence)

TCB-2




Grande Traversée du Dahar : premier produit de randonnée en Tunisie

La Grande Traversée du Dahar est le premier grand circuit de randonnée pédestre jamais lancé en Tunisie : 194 km en 12 étapes de Tamezret à Douiret, et bénéficiant d’un topoguide détaillé (en vente pour 45 dinars).

L’inauguration de ce circuit, prévue le 11 décembre, Journée Internationale de la Montagne, a été annoncée aujourd’hui lors d’une conférence de presse tenue au ministère du Tourisme.

Cette « mise en tourisme » des fabuleux paysages du Djebel Dahar est le fruit de la collaboration tuniso-suisse et notamment entre le SECO (Secrétariat de l’économie suisse), la fondation Swisscontact et l’ONTT.

Débutée en 2014, cette coopération a permis la création d’un DMO Dahar (Destination Management Organisation) sous forme de fédération professionnelle (la FTADD). Cette dernière affiche déjà deux distinctions internationales pour la destination, entrée dans le Top 100 de Green Destinations et finaliste en 3ème position du To Do Award.

Facteur de « diversification et décentralisation du tourisme tunisien » selon le représentant de l’ambassade de Suisse, le DMO Dahar et ce nouveau circuit contribuent aussi, selon Moez Belhassine, Ministre du Tourisme, au développement du tourisme intérieur. Nous attendons l’accueil qui lui sera réservé par nos agences de voyages et nos randonneurs.




Il y a 2000 ans, l’agriculture durable

On pratiquait déjà la permaculture dans les oasis de Tunisie il y a 2000 ans…

 

Au premier siècle de notre ère, un auteur latin, Pline l’Ancien, décrivait le principe de la culture sur plusieurs étages dans l’oasis de Gabès. Blé, légumes, arbres fruitiers cultivés sur la même parcelle à l’ombre des palmiers dattiers.

Un principe très semblable à ceux de la permaculture, système d’agriculture durable utilisant la biodiversité.

Lire plus sur TunisiaTourism : oasis, nos ancêtres faisaient de la permaculture !




Libérez le Musée du Bardo !

On a coutume de dire qu’il suffit aux chefs de montrer la bonne direction et que “l’intendance suivra”. Concernant le tourisme, j’ai eu la naïveté de penser et d’écrire qu’il nous suffisait d’avoir une ambition pour le secteur (et de nettoyer notre pays de ses ordures, au sens propre comme au figuré) pour que le reste suive. Apparemment la situation est plus compliquée qu’on ne le pense.

L’intendance, notamment du ministère de l’Intérieur, suit mais maladroitement. Quand on apprend par exemple que le musée du Bardo est fermé depuis le 25 juillet, qu’à l’aéroport de Monastir les clients des TO doivent attendre au moins une heure au parking “l’accompagnement de sécurité” après avoir subi l’attente du contrôle de police et celle des bagages, ou encore le traitement sans distinction (bouh 3la khuh) réservé à tout gérant d’entreprise en voyage, on se demande si, au ministère de l’Intérieur, on a bien intégré l’esprit et la finalité des décisions présidentielles du 25 juillet.

Ainsi donc le Bardo, premier musée du pays, est fermé depuis trois mois pour la simple raison qu’il jouxte le Parlement, en dépit du fait qu’il dispose d’une entrée indépendante. Une séparation quelconque dans la cour du musée telle qu’un mur éphémère n’aurait-elle pas suffi à nous épargner le gaspillage de dizaines de salaires et de milliers de dinars d’entrées*, un manque à gagner aussi important pour cause de voyages et visites annulés, et surtout une altération de l’image même du pays et de son tourisme avec ses deux principaux musées fermés (Carthage et Bardo) ?

En agissant ainsi, le ministère de l’Intérieur est-il certain d’apporter des réponses proportionnelles aux risques encourus ? N’utilise-t-il pas un marteau pour tuer une mouche ?

Lotfi Mansour

* L’AMVPPC, qui gère le Bardo, est un organisme au budget souvent déficitaire et qui vit grâce aux recettes des entrées des visiteurs et à une dotation de l’Etat d’une dizaine de millions de dinars.