Contre-proposition de la FTH

En réponse aux mesures annoncées en faveur du secteur du Tourisme, la FTH se félicite, dans un communiqué, de l’attention accordée au secteur par le gouvernement, et émet néanmoins quelques réserves, notamment par rapport aux crédits envisagés pour les entreprises du Tourisme et leurs modalités d’octroi.

Ces crédits, précise le communiqué, vont « aggraver l’endettement déjà très élevé du secteur et fragiliser ses entreprises qui n’ont aucune visibilité quant à la reprise de leur activité ».

La FTH propose à ce propos que les crédits soient octroyés directement aux salariés, puisque les entreprises « ne peuvent se substituer au rôle social de l’Etat… ».

Ce communiqué semble venir en écho à l’affirmation du Ministre du Tourisme selon laquelle « une entreprise, c’est d’abord son personnel ». La réponse de la FTH semble être : « une entreprise, c’est d’abord des clients », pour la satisfaction desquels elle alloue des moyens humains et financiers.

Sans perspective d’activité, toute allocation de moyens s’apparente à une « faute de gestion » et notamment dans le secteur des services où aucun stockage de la « production » n’est possible : un lit vide, un siège d’avion ou de bus vides sont perdus à jamais.

Et c’est pour cette raison que le premier budget à établir pour une entreprise est le budget Marketing & Ventes, duquel découle le reste des budgets, et qu’on n’a jamais vu une entreprise établir sa stratégie selon son budget de personnel. Le faire serait une faute grave à l’encontre de l’entreprise qui s’apparenterait à la création d’emplois fictifs, puisque « tout travail mérite salaire et tout salaire doit correspondre à un travail ».

Ce malentendu ne pourra donc être dissipé que par l’annonce d’un plan de relance, qui doit contenir l’ouverture dès le mois de juillet des marchés européens (comme c’est déjà le cas pour d’autres destinations africaines), ce à quoi notre gouvernement s’activerait actuellement.

Lotfi Mansour 

Le communiqué de la FTH

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